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Cahier de textes numérique

Le cahier de texte numérique en langues

mercredi 19 mai 2010, par Webmestre



LE CAHIER DE TEXTES NUMERIQUE EN LANGUES

Le nombre d’enseignants ou de classes qui l’utilisent est très variable d’un établissement à l’autre et de grandes différences sont à noter dans les pratiques : réticences, méconnaissance des possibilités offertes, mais aussi investissement de professeurs convaincus et enthousiastes. L’usage du cahier de textes numérique est souvent un indicateur du rapport que les professeurs entretiennent avec les Tice et plus globalement de leur degré d’assimilation d’une culture du numérique encore inégalement partagée.
Pour ce qui relève des observations faites à l’occasion des inspections et réunions pédagogiques en collèges et lycées, les constats suivants peuvent être faits.

Les freins évoqués :

  • les dysfonctionnements informatiques et les problèmes d’équipement (absence d’ordinateurs en classe) : lenteur des serveurs qui manquent de puissance et qui dissuade les professeurs de s’y connecter ;

  • la coexistence du cahier de textes papier et du CTN ;

  • le manque de familiarisation avec l’utilisation des TICE ;

  • le manque de formation et quelquefois l’absence de curiosité pour appréhender l’intérêt pédagogique de l’outil. Faute d’exemples précis, certains conservent des représentations (contrainte, inutilité du dispositif) qui ne les incitent pas à modifier leurs pratiques. 

Eléments facilitateurs :

  • impulsion donnée par les chefs d’établissement (formations données à l’interne), pour répondre aux objectifs fixés par le projet académique ;

  • présence d’un cotice disponible et à l’écoute des besoins ;

  • présence dans l’équipe d’une ou deux personnalités capables de créer une dynamique.

    Il faut souligner que l’usage du CTN ne peut être dissocié d’un ensemble d’éléments convergents et de pratiques pédagogiques qui incluent le recours aux outils et aux ressources numériques, au site du collège ou du lycée, l’existence d’un ENT (environnement numérique de travail) dans l’établissement, le rôle du (de la) documentaliste qui peut aider à créer une dynamique autour des Tice et impulser des usages au sein de l’établissement.
    Pour ce qui est de la question des droits d’accès, les professeurs interrogés sur ce point n’ont pas paru très sensibles à la question de la confidentialité et à la nécessité de maintenir un accès restreint. Là encore, les pratiques diffèrent et certains CTN sont accessibles à tous sans mot de passe alors qu’il est requis ailleurs.

Niveaux d’usage :

  • Les usages des professeurs d’anglais restent très majoritairement de niveau 1 (« simple » dématérialisation du CT papier).

  • L’hétérogénéité constatée fait également apparaître des pratiques pertinentes qui répondent à des besoins spécifiques.

  • Les professeurs notent la satisfaction des parents qui peuvent suivre la progression, vérifier les devoirs si leurs enfants ont oublié de les noter ou cliquer sur un lien indiqué par le professeur et qui renvoie au cours pour consolider ou approfondir le travail effectué en classe. La plupart de ces liens renvoient à des sites sur lesquels les élèves ont par exemple à effectuer une webquest, écouter un document sonore accompagné ou non de consignes ou de questions données par l’enseignant ou fournies par le site.

  • Ces usages de niveau 2 ne sont pas absents des pratiques de certains enseignants de langues qui y « accrochent » des documents sonores ou textuels et font du CTN un outil qui peut nourrir et guider le travail personnel de l’élève, en le reliant de manière convaincante au travail conduit pendant la séance.

  • Les usages de niveau 3 (parcours différenciés par le biais de plateformes d’e-learning de type Dokéos) restent peu fréquents et le fait de professeurs qui font encore figure de pionniers à l’échelle de l’académie. Il faut noter qu’un lien inséré dans le cahier de textes, s’il mène à une ressource contenue dans un Dokeos, Ovidentia ou Corrélyce va exiger de l’élève, en l’absence d’ENT (environnement numérique de travail) qu’il se connecte à nouveau ; ce qui peut constituer un frein pour ceux qui auront tendance à ne plus suivre les liens indiqués.

Préconisations :

  • envisager systématiquement la formation des enseignants au niveau de l’établissement en donnant des exemples d’usages ;

  • remplir le cahier de textes avant la fin de la séance à l’intérieur d’un dialogue avec la classe – à condition de disposer d’un ordinateur et d’une vidéoprojection, éléments désormais fortement préconisés en LV - pour lui donner une réelle dimension pédagogique : le CTN devient alors un outil d’apprentissage intégré au cours dont il constitue une étape particulièrement productive, une passerelle naturelle avec l’extérieur de nature à guider efficacement l’élève dans un travail autonome mais orienté par le professeur ;

  • en faire l’occasion de se familiariser avec des outils comme Dokéos qui facilitent la mise en œuvre de parcours différenciés ;

  • exploiter l’outil de manière plus ambitieuse que la simple reproduction du cahier de textes papier, pour intégrer plus systématiquement des liens, des fichiers son, des documents destinés à la remédiation ou à l’approfondissement sans se limiter au n° de l’exercice à effectuer pour la séance suivante ;
  • veiller à l’inverse à l’écueil d’un CTN de type carnet de bord (quelquefois très étoffé) du professeur qui reproduirait la séance de manière inutilement exhaustive en se substituant au travail et à la trace écrite à construire par l’élève lui-même.



    Laurence Giovannoni, IA-IPR d’anglais

 


Documents joints :

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